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Pédagogie


Un espace pour tous ceux / toutes celles qui peuvent animer des activités avec des enfants ou des jeunes (leaders de groupes, animateurs/trices, éducateurs/trices, enseignants/tes, parents...).



Si vous êtes en situation d’accompagner un groupe sur le terrain de l’éducation aux médias, l’éducation au numérique, vous trouverez, dans cette partie, des questions qui ne sont pas des injonctions à des éducateurs qui connaissent leur métier, mais plutôt des éléments de réflexion...

Les deux grands axes que nous traitons sont :

- FAVORISER LA COMPREHENSION DU NUMERIQUE ;
- CONTRIBUER A L’ELARGISSEMENT DES PRATIQUES.

Les éléments pédagogiques qui figurent ici peuvent vous aider à mettre en place différents types d’activités.
En ce qui nous concerne, nous avons développé une approche d’enquête.
Elle peut être mise en oeuvre de bien des manières.
Pour aller plus loin, nous proposons un ensemble d’enquêtes en ligne utilisables avec des enfants / des jeunes ou même des adultes. (La tranche d’âge que nous avons considérée au départ va de 10 à 25 ans.)
Il faut considérer que ce sont des exemples, des pistes...
Mais l’idéal est certainement que votre groupe produise ses propres questions et ses propres enquêtes...

préalables / nécessités

bien connaître son public
Les statistiques, les études générales concernant "les jeunes et Internet" nous donnent des indications générales, des tendances ; mais chaque pratique est singulière, chaque pratique est aussi liée à un environnement, à des effets de groupes…

assurer écoute et bienveillance
Etablir un climat de confiance, écouter, chercher à comprendre les pratiques, promouvoir un dialogue bienveillant, bannir les jugements de valeur a priori.
Etre là, écouter, dialoguer, vouloir aider l’autre à avancer, à grandir.

pratiquer soi-même, savoir de quoi on parle
Pour pouvoir accompagner, dialoguer, il est nécessaire de connaître un peu ce dont il s’agit.
Alors on pratique soi-même, on se fait initier, on observe, on expérimente, on s’intéresse…

s’appuyer sur une pédagogie de l’activité et de la réussite
Eviter les discours, les grandes leçons…
Penser plutôt : aide au questionnement et activités.
Favoriser la curiosité, le questionnement, les essais/erreurs.
Valoriser la réussite plutôt que les problèmes, les erreurs ou ce qui n’a pas abouti.

prévoir de vrais enjeux pour les activités
Eviter les "exercices" à vide mais imaginer des enjeux de production réelle, de transmission à d’autres de ce qu’on a fait ou de ce qu’on a découvert.

pour notre premier objectif : favoriser la compréhension du numérique

aider l’autre à se poser des questions
On donne des points de départ, on lance les premières questions, on instaure des "brain-storming". Et puis surtout, on saisit toutes les occasions, bien au-delà du numérique, pour développer une curiosité et une envie de comprendre.

aider l’autre à chercher des réponses

suggérer des méthodes

l’inviter à transmettre ses résultats, ses découvertes
On sait que placer quelqu’un en situation de transmettre présente un certain nombre d’avantages pédagogiques :

- devoir transmettre nécessite d’être au clair sur son sujet, d’être assez précis (cela va favoriser la compréhension, l’assimilation…) ;
- devoir transmettre peut être une bonne motivation pour chercher et pour apprendre ;
- transmettre peut être aussi une opération assez valorisante et de nature à développer la confiance en soi.

On peut mettre en place des situations où :

- un groupe de jeunes va transmettre à un autre (puis inversement) ;
- des plus âgés vont transmettre à des plus jeunes (puis inversement) ;
- un groupe va transmettre publiquement ses résultats.

pour notre deuxième objectif : contribuer à l’élargissement des pratiques

éviter de se placer "en surplomb", éviter les "leçons"

favoriser le dialogue avec les jeunes autour des questions numériques, libérer la parole

instaurer un régime d’échanges

dans les échanges, proposer des découvertes (sites web, applis, vidéos, etc.)
si possible explorer ensemble, accompagner, favoriser la curiosité
(le plus "naturellement" possible, comme on peut le faire lors de discussions entre amis, de temps partagés avec d’autres entraînant visites et explorations, etc.)

susciter des retours à propos des suggestions ou expériences de découvertes

ACCOMPAGNER UN GROUPE ; COMMENT FAIRE ?

tout d’abord

Il est important, pour un accompagnateur qui souhaite réussir, de commencer par s’interroger, avec sincérité et lucidité, sur sa propre pratique et ses propres interrogations.
Cette étape est absolument indispensable si on veut échapper à des discours et à des pratiques éducatives normatifs, moralisateurs, et donc démobilisateurs en direction des groupes pris en charge.

auto questionnaire initial

• Quelle place les outils du numérique occupent dans ma vie ?
• Qu’est-ce que j’en fais ?
• Qu’est-ce que je sais ?
• Comment je l’ai appris ?
• Quelles questions m’animent ?
• Quelles sont mes représentations personnelles de cet univers du numérique ?
• Etc.

mais aussi 

• Quelles sont mes représentations personnelles du rapport que les jeunes entretiennent avec le web ?
• Comment ai-je construit ces représentations ?
• Par mes lectures ?
• Par mon expérience personnelle ?
• Par ma formation professionnelle ?
• Représentations ou préjugés ?

Avant d’agir

préambule

Et si le travail avec le groupe commençait par une conversation destinée à faire surgir la diversité des pratiques et des comportements, la diversité des compétences et des connaissances, la variété des interrogations de chacun ?

confiance / dialogue

Partager des expériences singulières : « mon web à moi …. ? » est indispensable à l’émergence d’un climat de confiance, dépourvu de jugements de valeur à priori, entre les membres du groupe et entre le groupe et l’accompagnateur.

de la singularité à l’intimité

Les pratiques des jeunes sont singulières (voir portraits). Cette singularité est le matériau indispensable à la réussite du projet.
Il est nécessaire de se souvenir que les relations, qui sont devenues très individuelles, avec les médias, relèvent, pour partie, de l’intimité de chacun.
On ne peut donc pas prétendre surgir dans cette intimité (fut-ce pour de bonnes raisons) sans précautions. Le risque est celui du silence, du refus de communiquer, de l’émergence de comportements agressifs (d’auto défense).

De l’enquête comme méthode pédagogique

étude de milieu

Enquêter dans le cadre de F8 relève de ce qu’on appelle plus généralement « l’étude de milieu ». Il s’agit d’un moyen et d’une méthode d’instruction et d’éducation utilisée dans les pédagogies actives.
C’est aussi une des finalités de l’éducation permettant la maîtrise des milieux dans lesquels on vit grâce à leur connaissance, à leur étude. Force est de constater que le numérique se comporte aujourd’hui comme l’espace rural des élèves de Célestin Freinet, un milieu à s’approprier pour y vivre libre et debout.

L’étude du milieu ne se limite pas à un constat de la réalité, elle contribue à créer leur esprit critique, et à accéder à une véritable analyse critique du réel.

enquête

L’enquête est un des outils principaux de l’étude de milieu. C’est le moyen proposé par F8 pour investiguer l’univers du numérique.
Toutefois sa pratique n’est efficace, pertinente et susceptible d’accéder à une perception correcte du réel qu’à la condition d’être conduite de façon rigoureuse, scientifique.

expérience tâtonnée

« L’expérience tâtonnée », chère à Célestin Freinet, consiste à constater que l’apprentissage se nourrit de l’expérimentation et des essais et erreurs. Dans cette démarche l’hypothèse (implicite ou explicite) constitue généralement la première étape.

hypothèse

Parente du travail du journaliste d’investigation ou du policier, l’enquête tend toujours à répondre à une question associée à une hypothèse initiale qui permettra d’orienter les premières recherches de l’enquêteur.
C’est grâce aux tentatives de vérification de cette hypothèse que surgiront les corrections à lui apporter et les pistes vers les nouvelles recherches jusqu’à l’aboutissement.

vérité partielle et non partiale

Le travail d’enquête n’a pas pour ambition d’accéder à une vérité absolue (souvent trop complexe) mais à cheminer, le plus loin possible, dans sa direction.
En revanche, l’enquête doit permettre d’échapper aux vérités partiales produites par les préjugés, les a priori, les idéologies, les affirmations gratuites, etc.

Les ingrédients de la réussite

méthode

Réaliser une enquête en groupe est une tâche que les « egos » peuvent rapidement mettre en danger.
Seule une méthode de travail commune et acceptée par tous permettra de limiter le risque.

outillage

Pour la réussite de cette tâche commune, il est certainement souhaitable d’essayer d’inventer des procédures, (jeux, exercices, activités, procédures d’animations de groupe, etc.) aidant à valider la possibilité pour chacun de s’exprimer librement et sincèrement sans risque d’ostracisme.
Provoquer la réaction à partir de questionnement interpellant, susciter l’usage de moyens d’expression plus symboliques (images, son, vidéo, jeux de rôle, etc.), pratiquer l’échange de savoir et/ ou d’expérience, avec vigilance (craindre les faux experts), faire expérimenter, sont quelques postures possibles.

Le temps du débat, de la confrontation de point de vue devra venir lorsque les conditions de celui-ci seront réunies : sincérité et confiance.

observation

Une observation approfondie du phénomène à étudier est indispensable. Sinon, le risque serait de passer à côté d’éléments importants pour sa compréhension et pour la résolution de la problématique.
Dans le champ du numérique, observer consiste fréquemment, à essayer d’identifier ce qui se passe sur, devant ou derrière des écrans.

durée

Il est très important de faire percevoir au groupe qu’une enquête a besoin de temps.
Si l’ambition de l’éducateur est d’obtenir, non seulement l’acquisition de savoirs et de compétences, mais également la modification de comportements, cette dimension de la durée prend toute sa valeur.

Pour aller plus loin

changer de point de vue

L’accompagnateur pourra proposer l’exploration des pistes qui ne peuvent surgir spontanément.

chercher l’artiste

Comme par exemple inciter à explorer la manière dont les artistes s’emparent du sujet qu’on traite.

chercher l’outil

Mais aussi inciter à ne pas se contenter des outils familiers et à se poser la question :
existe-t-il d’autres outils que ceux que j’utilise ? (moteurs de recherche – outils de gestion du son ou de l’image – générateurs de blogs – etc.)
Existe-t-il un meilleur outil pour moi ?
Dans le domaine qui nous préoccupe, y a-t-il des initiatives originales, moins marchandes, plus collaboratives, plus créatives ?

Vous êtes un éducateur et vous accompagnez un groupe d’enquêteurs (avec vos propres outils ou avec les enquêtes F8).
Voici quelques-unes des alternatives devant lesquelles vous pourrez vous trouver.
C’est peut-être dans le choix de votre posture face à ces alternatives que se trouve la réussite de votre travail d’éducateur.

Quelles postures pour l’accompagnateur ?

> J’accompagne un groupe dans une activité concernant le numérique et je suis ?
- un visiteur ou enquêteur ayant déjà une expérience des activités numériques, du site F8
- un parent et j’accompagne mon ou mes enfants
- un éducateur et j’accompagne un groupe de jeunes dans le cadre d’une activité de loisirs éducatifs
- un enseignant et j’accompagne un ou des groupes de jeunes en cours

- Piloter / Accompagner

Proposer une question, problématique de l’enquêteAider à la formulation d’une question qui définira l’enquête

L’attrait d’un groupe pour une enquête est déterminant dans la motivation à investiguer profondément. Toutefois cet attrait peut surgir d’un sujet suggéré mais « bien choisi », mais aussi dans la réalisation d’une enquête dont le sujet, choisi par le groupe, est peut-être moins pertinent mais plus désiré.

- Stimuler la démarche expérimentale

Proposer une hypothèse Stimuler la remise en cause de l’hypothèse initiale en fonction des résultats obtenus

Dans tous les cas, il s’agit de permettre au groupe de s’approprier l’enquête éventuellement en le questionnant pour l’aider à fermer l’angle de recherche. « Plus l’angle est aigu, plus l’enquête sera profonde ». Plus l’hypothèse initiale sera interrogée et questionnée, plus les résultats seront riches et incontestables.

- Organiser le travail de groupe

A chacun le même statut et les mêmes responsabilitésA chacun selon ses compétences ou ses désirs

L’organisation du groupe de tâche est une garantie de réussite (ou de nombreuses difficultés) – l’enjeu est l’efficacité complémentaire du travail individuel et du travail collaboratif

- Permettre les confrontations d’idées

Stimuler l’affirmation de points de vuesStimuler la production de résultats documentés et argumentés

La stimulation nécessaire de l’expression de points de vue de la part des enquêteurs doit certainement, pour éviter des confrontations d’affirmations stériles, être assortie de l’obligation (déontologie de l’enquêteur) de s’appuyer sur des sources vérifiables.

- Décider ensemble

Vers un résultat consensuelVers un résultat qui met en évidence la diversité des points de vue dans le groupe

Choisir, c’est ici se préoccuper des modalités de prises de décision ou de gestion de la diversité des points de vue et des approches.

- Définir l’exigence

Inviter à trouver la bonne réponse à la question initialePermettre l’expression de réponses partielles, donnant lieu à l’examen des possibilités de prolongement d’enquête

La recherche éperdue du consensus peut aboutir à des renoncements dommageables à la qualité des résultats. Pour qu’une enquête soit réussie (provisoirement) peut-être faut-il accepter parfois plusieurs options de pertinence équivalente entre lesquelles il est, pour l’instant, difficile de choisir.

Autour de l’enquête

- L’enquête, une démarche expérimentale ?

Accumuler des informationsExpérimenter

S’agit-il d’acquérir un maximum de connaissances sur un domaine particulier ou s’agit-il d’apprendre par l’expérience, à acquérir les méthodes et techniques d’investigations nécessaires pour interroger le réel ?

- Enquêter c’est questionner ?

Répondre à une questionFormuler une question pertinente

Un groupe peut être mobilisé sur une enquête qui lui est proposée ou être invité à définir, par une question, le territoire sur lequel il souhaite enquêter.

- Une histoire de regard ?

Comprendre des points de vue existantRéunir les éléments pour se faire un point de vue personnel

Sur le sujet de l’enquête, s’agit-il de permettre au groupe d’inventorier les points de vue en présence ou de se forger, à leur contact, un point de vue personnel et citoyen.

- Rechercher ou évaluer ?

Interroger les outils documentaires connus et des sources identifiéesQuestionner les outils documentaires pour évaluer, par la confrontation, la pertinence des résultats obtenus

Les outils de recherche sur le web ne sont pas exempts de parti pris. S’agit-il (pour le moment) de recueillir des données ou d’en évaluer la pertinence.

- Raisonner, échanger, rédiger

Se faire un point de vue à partir de son propre raisonnement et ses propres valeursDébattre, échanger, argumenter, hiérarchiser

S’agit-il de permettre à chaque membre du groupe de confronter les informations recueillies à son système de valeur, ou s’agit-il d’utiliser ces ressources pour permettre aux membres du groupe de confronter leurs système de valeur ?

Lorsque nous avons construit le système d’enquêtes que nous proposons sur ce site, plusieurs questions se sont posées ; en voici quelques-unes et les choix que nous avons, finalement, faits :

- la question du ton
> Comment s’adresse-t-on aux participants/es ?
Notre choix : pas de ton jeune, pas de ton docte ; un certain sérieux, mais pas trop ; le tutoiement ;

- la question de la scénarisation (de la fiction)
> Jusqu’où aller ? Doit-on tendre vers le jeu ou pas, proposer une fiction complète (incitant, par exemple, les participants/es à se mettre dans la peau d’un journaliste, d’un détective, d’un policier ?)
Notre choix : parler seulement d’enquête et laisser à l’internaute la possibilité d’endosser l’identité qu’il/elle souhaite.

- la question de l’accès libre ou de l’inscription préalable
> Le site doit-il être totalement libre d’accès accès ou proposer d’emblée d’appartenir au cercle des enquêteurs/trices ?
Notre choix : laisser l’accès très libre , très ouvert, avec, en fin d’enquête, la possibilité de devenir membre F8 (pour proposer des sujets d’enquêtes, participer à certains événements en ligne, échanger avec les autres participants/es…).

- la question des contraintes et des niveaux de lecture
> En d’autres termes, doit-on faire l’action 1 pour passer à l’action 2 ?
Notre choix : permettre à chaque participant/e de cheminer le plus possible comme il/elle le souhaite ; le système de navigation est donc très ouvert, grâce au dispositif d’écrans défilant verticalement. Cela permettant au moins cinq approches :

niveau 1
balayer très rapidement l’ensemble de l’enquête pour glaner quelques information.

niveau 2
prendre connaissance des questions et consulter directement les réponses

niveau 3
chercher des réponses aux questions mais ne pas interagir avec nous

niveau 4
répondre à l’ensemble des questions et nous adresser des réponses

niveau 5
s’impliquer fortement dans les enquêtes et devenir membre F8

- la question du linéaire ou de l’arborescent
> Les enquêtes doivent-elles proposer différents chemins ?
Notre choix : notre réponse n’est pas la même selon qu’il s’agit d’une question de compréhension ou des suggestions d’exploration ; dans le premier cas, nous avons retenu un déroulement linéaire en 8 écrans successifs et, dans le second cas, un dispositif de mindmap proposant différents chemins.

- la question de la quantité d’informations
> Avec les médias, avec le web, nous sommes plutôt plongés dans des bains énormes d’informations. Que faut-il dire de ce que nous savons, de ce que nous avons découvert en menant les enquêtes avant de les proposer aux participants/es ?
Notre choix : nous ne disons pas tout ce que nous savons, nous trions très fortement dans les infos et les références, nous essayons d’aller à l’essentiel, sachant que c’est plus la démarche d’auto-questionnement et d’auto-recherche chez les participants/es que nous recherchons.

- la question de la position des auteurs
> Comment devons-nous nous présenter, nous créateurs du site, nous membres du premier cercle des enquêteurs F8 ? Comment fournir les réponses que nous avons ?
Notre choix : ne pas apparaître comme des professeurs ou des experts, mais plutôt comme des utilisateurs d’Internet qui s’interrogent et ont une petite longueur d’avance car ils ont déjà mené l’enquête.

- la question de la mise en forme
> Comment présenter les enquêtes et les suggestions d’exploration ?
Notre choix : le multimédia ; dans un esprit "webdocumentaire", en ayant recours notamment à la vidéo pour les introductions et les réponses ; et puis, en jouant sur différents modes d’affichage des texte (fixe, "machine à écrire"…).

Nous avons initié ce projet F8 dans le cadre de nos actions visant à développer une véritable éducation aux médias et au numérique pour tous.

Voilà ce qui nous guide.

Quelle démarche ?

Notre démarche se caractérise par :

1

  • une approche qui respecte les représentations, les interprétations et les opinions de tous pour permettre à chacun de former son propre jugement ;
  • une approche qui n’est ni pour ni contre les médias, mais qui les prend en compte comme une donnée de la société actuelle ;
  • une approche qui ne se satisfait pas de simples jugements de valeur sur les différents médias mais qui s ’appuie sur un travail d’investigation, de recherche d’informations cherchant à embrasser la complexité du fonctionnement des médias ;

2

  • une approche qui privilégie les médias du quotidien (télévision, radio, Internet) ;
  • une approche qui s’intéresse à toute la production de ces médias (fictions, information, divertissement, publicité, bandes-annonces, reportages, blogs...) ;
  • une approche qui ne s’attarde pas sur les événements médiatiques sensationnels mais plutôt sur les images et messages ordinaires ;
  • une approche qui met l’accent sur le fait que les médias véhiculent avant tout des représentations du monde qu’il convient d’analyser, d’éclairer, de relativiser...

3

  • une approche décloisonnée : MEDIAPTE travaille pour tous les publics (les enfants, les jeunes, les adultes...) et sur tous les terrains (aussi bien avec le système éducatif que dans le champ de l’éducation populaire) ;
  • une approche intergénérationnelle qui tient compte des rapports qui existent, à propos des images et des médias, entre les générations ;
  • une approche sociale, en développant des actions dans tous les milieux sociaux, sans oublier les publics socialement fragilisés ou rencontrant des difficultés (exemple : action avec des détenus, dans le domaine de la lutte contre l’illettrisme ou contre les discriminations) ;

4

  • une approche qui privilégie une pédagogie active, basée sur des activités concrètes (d’analyse ou de réalisation d’images), activités courtes au service d’objectifs précis de découverte ou d’apprentissage, activités ne nécessitant pas d’appareillages coûteux.

Quelle méthode ?

Quelques-unes des caractéristiques de l’éducation aux médias que MEDIAPTE cherche à faire avancer peuvent être pointées à partir des mots-clés suivants :

> derrière l’écran 
> sur l’écran 
> devant l’écran

Les médias doivent être appréhendés dans toutes leurs composantes :

regarder derrière l’écran,
c’est s’intéresser aux coulisses de la fabrication des émissions, aux aspects économiques, à la réglementation, aux métiers, à l’histoire des médias...

regarder sur l’écran,
c’est analyser, c’est pratiquer la sémiologie, s’intéresser à la technique, à l’esthétique, au vocabulaire, au sens, c’est apprendre à lire les écrans, à repérer la construction du temps et de l’espace...

regarder devant l’écran,
c’est voir ce qui se passe du côté des spectateurs/auditeurs/internautes, c’est prendre en compte les aspects sociologiques, psychologiques, etc. (usages, comportements...).

> analyse d’extraits provenant des médias

> production d’images et de sons

> ouverture sur la création artistique

Trois types d’activités indissociables et complémentaires :
- celles qui consistent à décrypter ce qui vient des médias, celles qui sont axées sur la création de séquences courtes d’images/de sons,
- celles qui ouvrent sur la découverte des arts de l’image (l’art vidéo lorsque l’on s’intéresse à la télévision,
- la création sonore lorsque l’on s’intéresse à la radio, l’art numérique lorsque l’on s’intéresse à l’Internet...)

> message médiatique = représentation du monde 

> message médiatique = point de vue sur le monde 

> message médiatique = de complexité à caricature ou stéréotype

Lors de séances d’analyse ou de production, il convient de montrer :
- que tout message médiatique n’est pas le réel mais est une représentation du monde ;
- que tout message médiatique est le résultat des choix de celui qui l’a fabriqué (cadrage, montage, choix des mots...) ;
- que sa compréhension dépend du contexte culturel de celui qui reçoit le message.

Il s’agit également de proposer des instruments simples d’analyse permettant à chacun de repérer, dans les messages médiatiques, les éléments stéréotypés et les éléments rendant compte de la complexité du monde.

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